Enquête conjoncturelle

A la demande du secteur des expéditeurs, l’IBOT a démarré une enquête conjoncturelle qui sera effectuée chaque trimestre.

Les expéditeurs sont interrogés sur l’évolution du trimestre précédent et sur leurs attentes à court terme.

Les résultats sont complétés par des chiffres et indices externes.

Résultats du dernier trimestre 2017

Les perspectives pour le dernier trimestre de 2017 étaient positives à tous les niveaux.

Certaines entreprises font état d’une augmentation du chiffre d’affaires au cours du dernier trimestre de 2017.

Toutefois, cela ne s’est pas accompagné d’une amélioration de la rentabilité.
La pression de la concurrence continue de peser. Le nombre d’entreprises avec une augmentation ou une diminution est en équilibre. Toutefois, compte tenu de la force des changements, une baisse de la rentabilité est perceptible.

La position de liquidité s’est elle aussi légèrement améliorée par rapport au trimestre précédent.
On a noté une croissance de l’emploi.

Le fret dans les ports maritimes belges a augmenté au total de 4,31 % en 2017 par rapport à l’année précédente.

« Dans le port d’Anvers, le volume du trafic a atteint un total de 223,6 millions de tonnes. Cela représente 4,4 % de plus qu’en 2016. Mis à part les vracs solides, tous les trafics ont fortement augmentés. Pour la cinquième fois consécutive, on atteint des chiffres record.

Le port de Gand, depuis sa fusion avec Zeeland Seaports en décembre 2017 : North Sea Port, partie du port de Gand) a enregistré en 2017 une forte augmentation des tonnages de marchandises transportés par voie d’eau et a atteint ainsi la barre des 32,5 millions de tonnes (+11,8 %). Pour la quatrième année consécutive, on réalise un chiffre record. Cette croissance est due aux bonnes performances du vrac sec et du roll-on/roll-off en 2017.

Zeebrugge a connu une légère baisse du trafic et atteint un total de 37,1 millions de tonnes (-1,8 %). Le transport de conteneurs et roll-on/roll-off a augmenté de 6,5 % et de 4,3 % mais le transport du vrac sec, du vrac liquide (en particulier le LNG : gaz naturel liquéfié) et des marchandises diverses a baissé en 2017.

A Ostende, le trafic a baissé de 6,2 % et atteint 1,37 millions de tonnes. Le vrac sec et les marchandises diverses ont baissé tandis que le vrac liquide a augmenté. »

(Commission portuaire flamande)

Dans le fret aérien, le tonnage total (de tous les aéroports belges) a augmenté de 8,2 % au cours des trois premiers trimestres de 2017 par rapport à la même période en 2016. (En 2016, l’impact des attentats de mars joue un rôle important). C’est surtout au cours du dernier trimestre 2017 que le fret aérien a connu une forte augmentation.

Prévisions pour le 1er trimestre 2018

Les prévisions pour le 1er trimestre 2018 sont prudentes : en général, les entreprises s’attendent à un statu quo.

Pour ce qui concerne la rentabilité, on penche plutôt ver le pessimisme : de plus en plus de sociétés voient leur rentabilité s’affaiblir.

Autres indicateurs

Les attentes positives des expéditeurs correspondent à l’évolution du baromètre conjoncturel de la Banque Nationale de Belgique. Après une forte reprise en octobre, le baromètre économique de la Banque nationale de Belgique a encore progressé en novembre. La confiance s’est nettement améliorée dans les services aux entreprises et, plus modérément, dans le secteur de la construction. Dans le secteur de la transformation, les entrepreneurs n’ont guère changé leur jugement par rapport au mois précédent. En revanche,le climat économiques s’est quelque peu affaibli dans le commerce.

Selon le Bureau du Plan, l’économie belge a connu un beau début d’année 2017 puisqu’elle a affiché une croissance de 0,6 % au premier trimestre. La croissance du PIB s’est ensuite quelque peu ralentie, pour atteindre 0,4 % au deuxième trimestre ; ce rythme devrait se maintenir au second semestre de 2017 ainsi que dans le courant de l’année 2018, grâce à la dynamique de la demande intérieure. À cet égard, la consommation des particuliers et les investissements des entreprises jouent un véritable rôle moteur. Ainsi, la croissance de l’économie belge devrait s’établir, sur base annuelle, à 1,7 % tant en 2017 qu’en 2018.

Tout comme en 2016, la croissance des exportations belges est soutenue, en 2017 et 2018, par l’évolution favorable des coûts intérieurs, suite aux mesures prises par le gouvernement afin de limiter le coût du travail. Notons également que la progression en volume des exportations en 2016 et 2017 (respectivement de 6,0 % et 5,5 %) est gonflée par la réorganisation d’une entreprise internationale active sur le marché belge. Cette dernière a en effet considérablement intensifié ses activités d’importation et d’exportation depuis février 2016, sans que cela n’ait d’impact sur la croissance du PIB. En 2018, le ralentissement de la croissance des marchés potentiels d’exportation et l’appréciation de l’euro freineraient la croissance des exportations, laquelle s’établirait à 4,5 %. Le déficit de la balance des opérations courantes s’établirait à 0,5 % du PIB cette année, mais se réduirait à 0,2 % en 2018 suite à la stabilisation du prix du pétrole et à l’appréciation de l’euro.

Selon la Commission européenne, l’indicateur du climat conjoncturel (BCI) pour la zone euro a légèrement augmenté en décembre 2017 (+0,17 point à +1,66). Il s’agit du niveau le plus élevé mesuré depuis 1985. L’évaluation par les managers de la production passée et future, des stocks de produits finis et des carnets de commandes généraux s’est améliorée. En revanche, l’appréciation des carnets de commandes à l’exportation par les gestionnaires est restée globalement inchangée.

L’Ifo Business Climate Index pour l’Allemagne a légèrement baissé en décembre. Cela s’explique par des perspectives légèrement moins optimistes. En revanche, les évaluations de la situation économique actuelle ont été plus positives qu’en novembre.

Les données les plus récentes de l’ indicateur des perspectives du commercial mondial (WTOI) publiées le 12 février 2018, suggèrent que la reprise commerciale entamée en 2017 va continuer dans le courant du 1er trimestre 2018 et verra une solide croissance commerciale en volume.
(World Trade Organisation)

Commentaren
      • Nous prévoyons une continuité de la croissance. L’effectif du personnel restera toutefois semblable car l’automatisation s’implante en grande force. Cela ne représente cependant pas un problème en soi pour le secteur. Grâce à une approche HR moderne qui implique une grande flexibilité du personnel et un bon niveau de rémunération, l’embauche de personnel se fait sans trop de difficultés.
      • Constitution de beaucoup de stock dans l’Union européenne en 2017. Service public qui ne fonctionne pas de façon optimale en BE.
      • Evolution erronée : moins d’offres étant donné le nombre décroissant de compagnies maritimes ce qui n’est pas positif pour le marché libre. De plus en plus de lacunes au niveau des connaissances et de moins en moins de contact direct avec les employés des compagnies maritimes.
      • Baisse de la capacité disponible en transport sur route du fait d’un manque de chauffeurs et du changement de la loi sociale.
      •  Pour le moment, nous ne  »souffrons » pas encore du Brexit (et de toutes les rumeurs qui y ont trait). Nous sommes positifs et essayons de le rester.
      • Pression permanente sur les marges pour les entreprises logistiques de la part du secteur des chargeurs, volumes croissants grâce aux activités économiques qui augmentent. Plus de volumes à transporter mais avec une plus petite marge = continuer à être plus efficaces et productifs, pression de plus en plus forte sur notre personnel. Automatisation et digitalisation qui ne se sont pas encore suffisamment développées dans notre secteur.
      • Pas d’amélioration dans le marché conventionnel/des projets.
      • Nous nous attendons à un accroissement des démarches administratives suite à la réglementation douanière, ce qui entraîne le fait que nous allons devoir embaucher des déclarants. Ce profil est très difficile à trouver.
Commentaires précédente enquête

– Une solution pour le problème de mobilité à Anvers et ses alentours doit être trouvée de toute urgence.

– Problème: trouver le personnel qui convient parfaitement

– Manque de chauffeurs routiers / problèmes de capacité. L’obligation de connaître plusieurs langues appliquée aux chauffeurs routiers de l’Europe de l’est ne facilite pas le problème de manque de chauffeurs.

– Cocktail explosif pour le monde du transport routier: manifestement un manque de capacité de transport et surtout de chauffeurs / interprétation stricte des directives de détachement et parallèlement augmentation constante des couts chauffeurs de l’est / Augmentation accélérée du diesel.

– Les problèmes de mobilité impliquent de plus en plus de flexibilité des cellules opérationnelles. Améliorer le niveau de qualité est la clé du développement, toutefois mis en danger par des faiblesses dans les structures intermédiaires de la chaîne logistique. Les perspectives pour 2017 sont en très bonne progression par rapport à 2016.